LAURÉATE PRIX VAN INTÉGRATION DANS LA PROGRAMMATION DU VOYAGE À NANTES 2020 Sophie Blet Pavillon Bosio Monaco Je cherche à provoquer des énigmes. Au travers de médiums variés (sculpture, installation, dessin, vidéos), je travaille d’hypothèse en hypothèse sur des questions cosmologiques sans réponses. Je m’interroge sur la relation incertaine que l’homme peut entretenir avec le monde qu’il habite : entre espoir d’ancrage, quête d’un lien entre le ciel et la terre, et vertige face à un vide indéfini. Je m’intéresse à toutes ces hypothèses temporaires que les hommes élaborent pour comprendre certains mystères, quitte à y introduire de l’imaginaire. Aussi, mes recherches se nourrissent de théories scientifiques encore en réflexion, de spéculations métaphysiques ou de récits littéraires qui imaginent une interprétation symbolique du monde. Mais les expériences en nature sont tout aussi importantes. Elles sont le lien sensible avec une approche mentale et théorique. C’est pourquoi je travaille souvent à partir d’objets terrestres du quotidien. Je leur associe une dimension symbolique. Je les reconstruis et les transforme pour donner forme à des objets d’investigation du hasard, du néant, ou du commencement. Ce qui m’intéresse c’est quand la forme devient une question, quand elle va au delà de ce à quoi j’avais pu penser, ou du «problème» initial que j’investis. Souvent mes installations se tiennent de façon précaire, comme des probabilités en équilibre, des formulations mentales sur l’univers, dont on ne sait jamais combien de temps elles vont tenir. Une façon de prolonger sculpturalement un certain doute.

Un possible coin de Néant, 2016

dessin au fusain, support en bois teinté et balayette

80 x 50 cm

LAURÉATE PRIX MARFA UNE RÉSIDENCE DE DEUX MOIS À MARFA AU TEXAS Marie-Johanna Cornut Institut Supérieur des Arts Toulouse Marie-Johanna Cornut déploie dans sa pratique une attention toute particulière à l’implication du visiteur, qu’il s’agisse de symbolique des images, de narration où de rapport à la performativité. Ses objets sculpturaux, faits d’étoffe, de plexiglas, de corde ou de contreplaqué s’appréhendent dans une perpétuelle mouvance, dans un jeu de combinaison de formes, de matières contrastées et de couleurs. Ses installations adhèrent pleinement au lieu, à son histoire et aux rencontres dans lesquelles l’artiste va puiser pour constituer une fabrique de ce qu’elle nomme des « constellations environnementales ». Ce vocabulaire de formes géométriques inspirées de l’histoire de l’art ou de la culture populaire constitue une grille de lecture élastique : la circulation, les respirations entre chaque sculpture lui permettent de créer des trames fictionnelles, des espaces scéniques. L’artiste s’emploie désormais à croiser les problématiques de la peinture à travers la composition, ou bien de la domesticité à travers la fonctionnalité des objets. Sandra Doublet, 2018

Neige Marine, 2016

Tissu sérigraphié, led

600 x 240 x 80 cm

LAURÉATE PRIX MÉLANIE RIO FLUENCY UNE EXPOSITION PERSONNELLE DANS LA GALERIE MÉLANIE RIO FLUENCY AVEC 1500 EUROS DE PRODUCTION PAR LE FOND DE DOTATION KATAPULT Pauline Lavogez Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts Paris “Pauline Lavogez sonde ce qui entre elle et nous ne se dit pas. Son langage se fixe dans l’intime muet de deux corps étrangers. Chacune de ses pièces peut de prime abord paraître indiscernable : ne surviendra qu’un bruit, une odeur, sensible avant d’être intelligible. Nous voilà immergé, à notre insu-même, dans un paysage mental qui est sien tant que nôtre. Cette impression flottante, ne fait-elle pas écho à un souvenir mien ? Ou est-ce donc à l’artiste que j’emprunte ces mémoires ? En gardant sa forme toujours ouverte, la cantonnant au stricte nécessaire du support matériel, Pauline Lavogez imprègne ses pièces de sensations latentes, exemptes de discours. Elles suggèrent pourtant une violence, celle qui nimbent les rémanences du corps plutôt que de l’esprit. L’artiste les convoque, comme autant de spectres familiers…” Samuel Belfond

Extrait de Fusion froide, 2019

vidéo,

Dimensions variables

LAURÉAT PRIX KATAPULT ACQUISITION D'UNE ŒUVRE POUR UN MONTANT DE 2500 EUROS Simon Thiou Ecole Supérieure des Beaux-arts Angers Simon Thiou décale les usages des matériaux ; il leur donne une autre forme de vie, souvent froide et presque clinique. Impeccables mais fondamentalement déviantes, ses découpes, entraves, excroissances, greffes, destructions l’assimileraient presque à un docteur Robert Ledgard1 de la sculpture. Cependant, si ces croisements non naturels induisent des développements dramatiques qui (dé)génèrent les formes, donnant naissance à des « choses qui existent juste à côté de nous, derrière un voile transparent », l’artiste crée d’abord des fictions. De plus, en interrogeant l’histoire des objets tout autant que leurs formes et leur matière, en se nourrissant du cinéma de science-fiction comme de la sculpture, Simon Thiou invente des narrations complexes et référencées, dont ses sculptures ne seraient que les résurgences éclatées, les pièces de puzzle d’un monde parallèle. Camille de Singly 1. Héros du film La piel que habito (« la peau que j’habite ») d’Almodovar (2011).

Zone (étendue), 2019

installation vidéo, vidéoprojecteurs, lecteurs médias, rallonges, plâtre

dimensions variables

Host (Invitations d'artistes) - 2 Place Sainte Croix - 44000 Nantes

0651218038

host.invitationsdartistes@gmail.com